« Fragile », la Librairie Panache suspendra ses activités pour repenser son modèle
La Librairie Panache, dans le Grand Sudbury, a annoncé la suspension de ses activités à compter du 11 juillet. Le communiqué partagé mercredi sur les réseaux sociaux a été signé par des représentants des quatre parties prenantes de la librairie : le Carrefour francophone de Sudbury, les Éditions Prises de parole, le Salon du livre du Grand Sudbury et la Place des Arts du Grand Sudbury. Les signataires clarifient que Le directeur général par intérim de la Place des Arts et membre du conseil d’administration de la Librairie Panache, Denis Bertrand, qualifie la situation financière actuelle de Denis Bertrand est directeur général par intérim de la Place des Arts depuis juillet 2024. (Photo d’archives) Photo : Radio-Canada M. Bertrand précise que malgré l’intérêt marqué pour les activités animées par la librairie, il n’y a pas suffisamment de revenus générés par des lecteurs et des clients commerciaux. Le conseil d’administration évaluera plusieurs scénarios durant les prochains mois de réflexion, mais M. Bertrand n’a pas voulu discuter des détails En plus d’échanges entre membres de la direction, il y aura des discussions avec des intervenants qui s’intéressent à l’avenir de cet Une fois terminée, il espère fournir une mise à jour sur l’avenir de la boutique cet automne. Nathalie Savard, propriétaire de la librairie Le coin du livre, à Ottawa, a été surprise par l’annonce. Si eux ferment, il va nous rester deux [librairies franco-ontariennes]. Denis Bertrand assure que le cœur de la Librairie Panache doit demeurer le même : il doit y avoir un intérêt particulier pour la littérature et les auteurs de Sudbury, du Nord de l’Ontario, de l’Ontario et du Canada français Pour sa part, Nathalie Savard encourage les acteurs du milieu scolaire nord-ontarien à agir afin de préserver la libraire. Pour survivre et évoluer, Mme Savard croit qu’il faudra miser sur un mélange de marketing novateur, de développement de marque et de révision des finances, surtout du loyer. Elle propose également la création d'une loi sur les prix des livres, qui inciterait les écoles à magasiner dans des librairies locales, comme le font celles au Québec. ce n’est pas une fermeture
, mais bien un moment pour réimaginer
son modèle d’affaires.fragile
.
Le modèle de "librairie traditionnelle" ne semble pas être le modèle qui fonctionne à Sudbury
, constate-t-il.Réflexion à venir cet été
Notre intention, collectivement, c’est de trouver une façon de garder le livre présent à la Place des Arts
, assure le directeur général.outil culturel
, poursuit Denis Bertrand. C’est triste
, s’exclame-t-elle. Mme Savard indique que les géants du web ont eu un grand impact sur la santé des librairies indépendantes et les habitudes d’achat des lecteurs.Il faut que les gens changent leur façon de faire
On va avoir une inclinaison favorable au maintien d’un espace pour ces œuvres et ces auteurs
, affirme-t-il.[Le secteur de l’éducation] c’est 80 % de mon chiffre d’affaires
, souligne-t-elle. Il faut que les gens changent leur façon de faire
.
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